Historique de #MauriennisezVous : La genèse d'une aventure humaine (2006)
L’histoire de l’association tient à trois ingrédients : une rencontre, un grand événement sportif et, plus inattendu, une série d’épreuves partagées. De ce mélange est sortie une équipe inséparable, là où il n’y avait au départ qu’un simple groupe de stagiaires. Tout commence en 2006, l’année où le Tour de France traverse la Maurienne.
Pas le temps de tout lire, ou envie d’images plutôt que de texte ? Il existe une autre façon de découvrir cette histoire.
La vidéo ci-dessous dure sept minutes et reprend l’essentiel du récit, moments forts compris.
Le point de départ : Une formation vidéo pas comme les autres
Tout part d’une idée de l’Association Cantonale d’Animation (l’ACA, ancêtre de l’actuelle Fourmilière) : un stage de formation vidéo, avec une mission bien concrète, filmer les coulisses de l’arrivée et du départ d’une étape du Tour de France dans la vallée.
Le quartier général tient dans l’ancienne bibliothèque d’Hermillon, prêtée gratuitement par la mairie. Le local devient vite une deuxième maison. C’est entre ces murs que les stagiaires passent des heures entières à apprendre, à échanger et à fabriquer, sans le savoir encore, l’âme de #MauriennisezVous.
L’équipe des pionniers
Le groupe se constitue dès les mois de février et mars : Alain, Josette, Pascale, Gib, José, Alex, ainsi que deux jeunes lycéens.
À l’encadrement, un formateur que tout le monde finit par surnommer « Lapin ». Le stage promet d’apprendre la vidéo, mais ce qui marquera vraiment, c’est la façon dont le groupe tient debout face à l’adversité.
Un printemps sur le terrain
Le calendrier de cette année 2006 ne laisse guère de répit :
Mars : premiers tournages en Haute-Maurienne, puis une séance d’analyse vidéo à l’Espace Jeunes de Saint-Jean-de-Maurienne le 13 mai.
Avril : un des premiers exercices grandeur nature, au Cinéma le Savoie à Saint-Michel-de-Maurienne, avec la captation d’une pièce de théâtre créée par Alain.
Mai : le groupe prend de la hauteur pour un tournage mémorable au col du Galibier.
Juin : direction La Toussuire le 6 juin, pour des repérages et des tournages. Les premiers essais de montage démarrent à la même période, sur une machine dédiée vite abandonnée : le matériel n’est pas à la hauteur des ambitions du groupe.
Le ciment du groupe
Ce qui soude vraiment l’équipe ne figurait pas au programme. Le formateur, « Lapin », pose rapidement problème : sa gestion du stage et les difficultés techniques auraient pu décourager les stagiaires. Elles produisent l’effet inverse. Face aux obstacles et aux incohérences, le groupe fait front commun, se serre les coudes pour compenser les manques et avancer coûte que coûte. Sans le savoir, ces bénévoles posent déjà les fondations de leur future association.
L’apogée : Le Tour de France
L’été 2006 récompense tous ces efforts. Avec le soutien de la Mairie de Saint-Jean-de-Maurienne, le groupe décroche le sésame tant convoité : des pass presse intégraux.
Il réalise ainsi une série de films sur les coulisses de la Grande Boucle, avec un accès privilégié :
À l’arrivée de l’étape à La Toussuire.
Au départ de l’étape à Saint-Jean-de-Maurienne.
Les stagiaires filment au cœur de l’action l’effervescence, l’organisation et l’émotion qu’un tel événement provoque dans la vallée.
La consécration
Novembre 2006 vient couronner ce travail, ces heures de tournage et ces moments de galère partagés. Le groupe diffuse ses réalisations au Théâtre de Saint-Jean-de-Maurienne. Voir ces images sur grand écran, devant le public mauriennais, procure une immense satisfaction.
Les films comptent, mais c’est l’aventure humaine qui reste gravée. De ce stage vidéo naissent une amitié durable et l’envie partagée de valoriser le territoire : l’esprit #MauriennisezVous.
Une année fondatrice et des envies d’avenir
Sur la scène du Théâtre de Saint-Jean-de-Maurienne, cette projection publique prouve une chose : le groupe sait produire, par ses propres moyens et avec son propre matériel, des contenus de qualité sur son territoire. L’association n’a encore aucune existence juridique, mais l’esprit du collectif, lui, est bel et bien né. Soudés par les épreuves et fiers d’avoir tout mené en autonomie, les stagiaires sentent que l’histoire ne peut pas s’arrêter là. L’idée de se structurer, peut-être sous la forme d’une véritable association, commence alors à germer.
La dynamique trouve vite un nouveau terrain de jeu : dès l’automne suivant, en marge du Salon du livre d’Hermillon, la toute jeune équipe monte son premier studio de fortune, le début de plusieurs années de plateaux télé, racontées en détail sur cette page dédiée.
2007-2017 : de la Fibre Mauriennaise à #MauriennisezVous
Ce qui frappe dans ces dix années, ce n’est ni le matériel ni les statuts. C’est le nombre de gens qui donnent leurs soirées et leurs week-ends, sans être payés, parce qu’ils ont envie de raconter leur vallée. Devant la caméra pour les interviews, derrière pour le cadrage et la prise de son, au montage jusque tard le soir. Mais aussi sur le site internet, sur les réseaux sociaux, sur un stand de marché de Noël ou de salon du livre : c’est le même engagement, sous des formes différentes, qui fait exister Maurienne TV semaine après semaine. Le nom change, La Fibre Mauriennaise puis Maurienne TV ; l’équipe, elle, reste la même, grossie au fil des arrivées.
2007-2009 : la Fibre Mauriennaise voit le jour
2007 : Naissance de « La Fibre Mauriennaise »
Le 6 mars 2007, les statuts sont déposés : La Fibre Mauriennaise voit le jour. Alain en est le président, Gib le trésorier, Pascale la secrétaire, tous trois bénévoles purs et durs. Le projet de télévision locale est aussitôt présenté à la Communauté de communes Cœur de Maurienne. Ensuite, on apprend sur le tas, sur son temps libre : premiers reportages au caméscope à la soirée Solidart, logo dessiné par José, avec un clin d’œil à Star Wars. En octobre, au Salon du Livre d’Hermillon, la petite bande monte son tout premier studio de fortune pour une diffusion en direct sur le câble, avec l’IUT de Chambéry. Gib et José sont en première ligne, comme toujours.
2008 : Les candidats, la sépulture, le Char d’Osset
Couvrir l’actualité locale sans filtre, souvent dans l’urgence : 2008 sert d’école. Tous les candidats à l’élection municipale de Saint-Jean-de-Maurienne passent devant la caméra. À Saint-Julien-Montdenis, l’église ne peut accueillir tout le monde à la sépulture du curé, et l’équipe improvise une diffusion en direct pour ceux restés dehors. En octobre, elle filme le minage du Char d’Osset, l’un des grands chantiers de l’année. L’association s’offre enfin sa première vraie caméra, payée par les cotisations et l’énergie de tous.
2009 : Souvenance, portée par l’envie de ne rien laisser filer
2009 est l’année de Souvenance. Tout part d’une conférence au lycée Paul Héroult sur la mémoire et la citoyenneté, où d’anciens déportés témoignent. Des bénévoles de la Fibre Mauriennaise et de l’association Le Colporteur décident alors de recueillir en vidéo, sans les couper, les mémoires des habitants d’Hermillon marqués par les années 1939-1945, là encore sur leur temps libre. Léopold, maire honoraire du village, est le premier à se confier devant la caméra.
En mai, la même bande de passionnés commence à construire de ses mains son premier vrai studio, dans l’ancienne bibliothèque d’Hermillon. En décembre, la chaîne YouTube « Maurienne TV » est lancée.
2010-2012 : Maurienne TV s’installe, les bénévoles restent
2010 : Le site maurienne.tv en ligne
Le site maurienne.tv est en ligne, hébergé et alimenté par l’équipe elle-même, tout comme ses réseaux sociaux naissants, YouTube et Facebook. Le premier Maurienne Mag est présenté par Pascale, bénévole de la première heure. Gib est embauché par la Communauté de communes Cœur de Maurienne et Rémi arrive en stage : des salariés rejoignent enfin l’aventure.
À l’écran, au montage et derrière le clavier pour publier chaque vidéo, ce sont pourtant toujours des bénévoles que l’on retrouve. Josette, Catherine et bien d’autres continuent de donner de leur temps, par simple envie d’y être.
2011 : Déménagement à Créapole
En février, l’association déménage à la pépinière d’entreprises Créapole, pour suivre Gib et Rémi, désormais salariés de la 3CMA (Communauté de communes Cœur de Maurienne Arvan). Le fond vert du nouveau studio, c’est l’équipe qui le monte elle-même, de ses mains. En avril, la chaîne fête sa première année. Viennent ensuite les grands tournages avec les salariés, à l’usine Rio Tinto Alcan entre autres, pendant que les bénévoles mènent en parallèle les interviews, les agendas et la vie de tous les jours de l’association. Cette énergie-là ne s’arrête jamais.
2012 : Alain passe la main à Jean-Claude
Les interviews continuent, le studio s’améliore par petites touches, et ce sont les caméras achetées grâce aux bénévoles qui font tourner la chaîne. 2012 marque aussi un tournant : Alain quitte la présidence qu’il occupait depuis la création. Jean-Claude lui succède, à la tête d’une structure de douze membres, intergénérationnelle, où deux salariés, Rémi et Gib, côtoient déjà les bénévoles. L’article de La Maurienne salue à l’époque « la vitalité » de l’équipe.
Article Le Dauphiné.
2013-2017 : les épreuves, puis la marque #MauriennisezVous
2013 : La routine des tournages, portée par les bénévoles
Une année de tournages réguliers, assurés par des bénévoles sur leur temps libre. Le tennis à Saint-Jean, le marché de Noël, le restaurant d’application du lycée Paul Héroult, la Nuit du Cinéma de Saint-Jean-de-Maurienne en août : la caméra est de toutes les sorties.
Dès juillet, Maurienne TV est diffusée sur le câble Sorea, grâce au travail de fond des bénévoles. L’office de tourisme confie aussi à l’équipe une série de six reportages de 40 secondes, « La Maurienne, je Skiffe », sur des scénarios écrits localement.
En décembre, l’assemblée générale reconduit à l’unanimité le bureau pour 2014 : Jean-Claude président, Gib trésorier, Manuel secrétaire.
2014 : Nouveau changement de président
De nouveaux bénévoles rejoignent l’aventure : Cindy et Mareva en stage, Yann, Cédric, bientôt Florian. Ils retrouvent Mélina, déjà de tous les tournages.
En mai, une soirée Maurienne TV au cinéma Le Savoie de Saint-Michel-de-Maurienne projette trois films sur les coulisses de la chaîne : « la qualité de la production a surpris » le public venu applaudir les bénévoles.
Une année dense
Maurienne TV devient partenaire du festival Pic Sonne : un appel aux bénévoles lancé par Rémi convainc Yann et Gilbert de couvrir l’édition de Valloire. La chaîne se lance aussi dans l’encodage DCP pour le cinéma. Elle doit même faire face à une menace d’expulsion de la pépinière Créapole, mais l’équipe tient bon.
C’est là que Cédric interviewe Emmanuel Macron. En décembre, les contenus de la chaîne passent sur France Télévisions.
Jean-Claude, qui s’apprête à quitter la vallée, annonce son départ de la présidence. Le 1er décembre, l’assemblée générale élit le nouveau bureau : Alex président, Daniel et Mélina vice-présidents, Gib trésorier, Manuel secrétaire.
2015 : Déjà 500 000 vues
L’association dépasse les 500 000 vues sur Dailymotion. Derrière ce chiffre, des centaines d’heures de tournage et de montage données bénévolement.
Le 8 janvier, Maurienne TV signe un partenariat avec le journal La Maurienne, et ses archives entrent à l’INA. Un premier essai de diffusion en salle a lieu au cinéma Star de Saint-Jean, puis au Savoie à Saint-Michel-de-Maurienne ; il restera sans lendemain.
L’équipe tourne aussi sa première émission en public, en extérieur, place Fodérée : C chez vous, avec pour invitée Aurore, Miss Pays de Savoie 2015.
Entre deux tournages, on se retrouve en toute simplicité : un pique-nique convivial au lac de Villargondran, puis une raclette pour terminer l’année, après l’assemblée générale de décembre.
2016 : Le coup dur
En mars, l’association fête les dix ans de l’aventure. Personne ne se doute alors de ce que réserve la suite de l’année.
Le matériel volé à Créapole
Dans la nuit du 30 juin au 1er juillet, l’association vit le plus gros coup dur de son histoire. Une grande partie du matériel utilisé depuis 2010 pour produire Maurienne TV pour le compte de la Communauté de communes Cœur de Maurienne Arvan est volée à Créapole. Par chance, Gib avait gardé une caméra chez lui après un tournage de nuit ce 30 juin au soir : elle échappe au vol.
Environ 30 000 € de caméras partent ainsi. Elles étaient la propriété de l’association, payées grâce à des années de cotisations et d’événements organisés par des bénévoles. « il n’y a plus de caméras à la Fibre », constate sobrement le compte-rendu d’octobre.
Une armoire forte est installée en septembre pour sécuriser les nouveaux locaux. C’est elle que vise le second cambriolage, le 1er décembre. L’équipe continue de tourner avec le matériel personnel de chacun et les caméras rescapées.
Le travail de mémoire des Ardoisiers
Personne ne baisse les bras. Le 18 juin, l’inauguration du rond-point de Saint-Julien-Montdenis, aménagé avec du matériel de mine, marque une étape du travail de mémoire des Ardoisiers, porté depuis mars par Valentine en service civique.
« Est-ce que je vais passer dans le journal ? », demande l’un des ardoisiers filmés à l’équipe venue le rencontrer. Il n’avait pas bien saisi que le tournage était numérique, tant l’important pour lui restait le papier.
Un mot qui apparaît dans un compte-rendu
Le 7 novembre, un compte-rendu de réunion emploie pour la première fois l’expression « Maurienniser MTV », un an avant que le mot ne devienne le nom d’une marque. Le 18 novembre, un reportage de France 3 est tourné sur Maurienne TV.
En décembre, l’association tient son stand au marché de Noël de Saint-Jean-de-Maurienne, comme chaque année.
2017 : La marque #MauriennisezVous est née
Dix ans après les premiers reportages au caméscope dans l’ancienne bibliothèque d’Hermillon, tout ce travail bénévole trouve enfin son nom et son visage : 2017 est l’année où l’association se donne sa marque, #MauriennisezVous. Pas un changement d’image décidé d’en haut, mais l’aboutissement d’une décennie où des dizaines de bénévoles ont fait vivre Maurienne TV sans jamais s’arrêter. La marque vient mettre un nom sur ce qui existait déjà dans les faits depuis 2007.
Un verbe inventé pour l’occasion
Le mot est proposé par Florian, avec une définition assumée dès le départ : « maurienniser (verbe) : 1. Faire devenir ambassadeur de la Maurienne d’autres personnes. Ex. Didier mauriennise Valérie au détour d’une discussion. 2. Participer à la culture et l’expression des habitants de la Maurienne en créant, diffusant et promouvant des films… » Et un slogan qui tient en une phrase : « Mauriennisez-vous en regardant Maurienne TV et en aidant ses bénévoles. »
Un logo qui dessine la vallée
Le nouveau logo s’inspire directement de celui de la Communauté de communes Cœur de Maurienne : un trait qui dessine la vallée en blanc. Yves Dubert, président du Syndicat du Pays de Maurienne, salue l’idée.
L’adoption est immédiate
À Saint-Colomban-des-Villards, dix-sept bonnets partent en une seule sortie, et les habitants se prennent au jeu : selfies, montages, publications en série. Le hashtag devient vite la référence reprise spontanément par les stations de la vallée sur Instagram, tandis que des comptes Twitter naissent sous ce même mot-clé, du col du Glandon aux Aiguilles d’Arves. Un article du Dauphiné Libéré présente la marque, illustré par une photo de Sidonie, une touriste rennaise qui a beaucoup fait pour la faire connaître.
Jusqu’à l’Élysée
En novembre, l’association pousse le jeu jusqu’au bout : un courrier part à l’Élysée pour « maurienniser » le président Emmanuel Macron, plaquette et autocollants joints. La réponse arrive une semaine plus tard, et un journaliste du Dauphiné Libéré, qui l’avait interviewé en Maurienne, consacre un article à l’épisode.
2018 : la marque #MauriennisezVous prend son envol
Le bilan de l’hiver précédent donne le ton : 94 % du stock de bonnets est vendu, et le hashtag, utilisé près de 7000 fois sur Instagram depuis sa création, cumule plus de 22 000 « likes » sur son « Best Nine » 2017. Une boutique en ligne ouvre, avec des bonnets aux couleurs de l’ESF et de l’ESI.
Née l’année précédente, la marque explose littéralement en 2018 : les bonnets #MauriennisezVous se multiplient, portés sur les pistes, dans les ateliers, jusqu’à Paris.





La folie des bonnets #MauriennisezVous, jusqu’à Paris (2018).
Direction La Toussuire, ensuite, pour un concert au Chamois, merci à James pour l’accueil, avec une captation vidéo à 360°.




Concert au Chamois, à La Toussuire, merci à James pour l’accueil (2018).
2018, c’est un bijou artisanal en ardoise à l’effigie des Aiguilles d’Arves, et une rencontre marquante avec le groupe Shaka Ponk, à Tignes.


Un bijou en ardoise aux Aiguilles d’Arves, et la rencontre avec Shaka Ponk à Tignes (2018).
Mais surtout, c’est l’année de la folie des autocollants #MauriennisezVous : de plus en plus d’habitants posaient un autocollant « Stop Pub » sur leur boîte aux lettres, bloquant au passage les publicités des commerçants locaux qu’ils auraient pourtant aimé garder. Avec Katia et la société Activ’Pub, l’autocollant #MauriennisezVous répond à ce besoin : 25 000 exemplaires sont distribués dans toute la vallée, préparés et empaquetés par des dizaines de bénévoles (le récit complet de la distribution).



La folie des autocollants #MauriennisezVous (2018).






La distribution des 25 000 autocollants dans toute la vallée (2018).
Le hashtag #MauriennisezVous prend une forme mobile, en lettres géantes installées dans les prés de la vallée, et une brouette #MauriennisezVous traverse la Maurienne, col après col.



Le hashtag #MauriennisezVous mobile, en lettres géantes (2018).



La brouette #MauriennisezVous traverse la vallée (2018).

Ambiance color run, entre deux étapes de la brouette (2018).
Moment important pour l’association : la rencontre avec Frédéric Sautron, sous-préfet de Saint-Jean-de-Maurienne, lors d’une sortie de cohésion au Grand Filon.

Sortie de cohésion au Grand Filon, en présence du sous-préfet Frédéric Sautron (2018).
2018 marque également le début d’un chantier plus discret, mais tout aussi important : le sauvetage de la mémoire à MetalTemple et la sauvegarde d’archives menacées.


Début du sauvetage des archives à MetalTemple (2018).
Et l’autocollant #MauriennisezVous voyage bien au-delà de la vallée, jusqu’à Rancho, en Tarentaise, tandis que des dizaines de boîtes aux lettres de la Maurienne l’affichent fièrement.


Jusqu’à Rancho, en Tarentaise, et sur des dizaines de boîtes aux lettres de la vallée (2018).
2019 : les Assises de la Maurienne
L’année commence par un appel au financement participatif : il manque 5000 € pour permettre la diffusion de Maurienne TV sur les box de toute la France. En février, le collectif #MauriennisezVous porte aussi « Maurienne Girl Power », un mois entier consacré aux initiatives locales autour de l’égalité, du bien-être et des échanges intergénérationnels.
Le 18 mars, à Créapole, une réunion rassemble pour la première fois la mission « Valorisation-Attractivité Maurienne », portée depuis la sous-préfecture par Laetitia, et les forces vives historiques de Maurienne TV : c’est cette rencontre qui donne naissance au collectif organisateur des Assises. Le 1er juin, les Assises Debout la Maurienne, « Soyons acteurs du changement » (affiche signée par le bénévole Erwan), réunissent la vallée à Saint-Julien-Montdenis.
Le 5 mai, le nouveau site mauriennisezvous.fr est mis en ligne, l’ancien maurienne.love redirigeant désormais vers lui. Le 25 juillet, le Tour de France arrive à Valloire : l’association y déploie trois équipes bénévoles (accueil, journalistes, centre de presse), avant de suivre le départ d’étape à Saint-Jean-de-Maurienne le lendemain. Le 21 septembre, un clean up day rassemble 56 personnes au lac de Villargondran, sous l’animation de Katia, une opération couverte par le journal La Maurienne. MAUZ termine l’année par une apparition remarquée au marché de Noël de Saint-Jean-de-Maurienne.
2020 : une année compliquée, mais l’association ne s’arrête pas
L’année démarre sur les chapeaux de roues : une conférence sur le climat, à l’initiative de l’association, est suivie d’ateliers participatifs le 24 janvier, dont les résultats sont publiés sur le wiki de la Maurienne. L’audience de Maurienne TV grimpe en flèche (72 000 vues en novembre, 86 000 en décembre, 104 000 en janvier), portée par un nouveau format météo hebdomadaire lancé avec un météorologue indépendant, Allan. Dans le même temps, l’équipe prépare une exposition pour les 10 ans de Maurienne TV, en recueillant les anecdotes des personnes à l’origine du projet, dont Pascale.
Puis la crise sanitaire bouleverse tout : des interviews en mode « Flash » sur le Covid, une conférence de Martin Ménégoz salle Pré Coppet, juste avant les confinements, et l’assemblée générale, qui se transforme en visioconférence le 3 avril. En pleine première vague, l’association relaie aussi une initiative solidaire portée par un collectif de producteurs et d’artisans locaux : le Panier de Maurienne, une solution éphémère de paniers de produits du territoire, avec le soutien de la ville de Saint-Jean-de-Maurienne et de la 3CMA, dès le 1er avril 2020. Malgré tout, l’exposition et l’anniversaire des 10 ans de Maurienne TV ont bien lieu, et l’association en profite pour offrir un premier pot de miel à la députée Émilie Bonnivard.
En décembre, une idée portée par l’association se concrétise, mise en place par la Communauté de communes Cœur de Maurienne Arvan (3CMA) : la signature d’une convention de partenariat entre toutes les communautés de communes de la vallée pour la diffusion de Maurienne TV. Les élus sont interviewés par Cédric.



Coulisses du tournage de la signature du partenariat entre les 5 intercommunalités de la vallée (décembre 2020).
2021 : de nouveaux outils, une équipe toujours plus soudée
L’association n’a pas pu se réunir en 2020 : c’est là que naissent les premières sorties de cohésion du soir, des marches nocturnes à travers la vallée, dont une le long d’un ancien sentier de mine.


Marches nocturnes de cohésion (2021).
Les reportages continuent, à Valloire comme en studio, sous la nouvelle identité « Maurienne TV, c’est ma TV ! ».


2021 marque également le début de la diffusion des webcams de la vallée directement sur la chaîne, et l’association investit dans du matériel de montage en direct : une table de mixage pour produire en direct.



Les webcams de la vallée diffusées sur Maurienne TV (2021).


Nouvelle table de mixage vidéo pour la production en direct (2021).
En 2021 encore, l’équipe visite le sentier des ardoisiers, une première approche qui préparera, quatre ans plus tard, l’Ardoise PARTY. Une démonstration de radio en direct est organisée devant des collégiens, en référence au Général Ferrié, et l’association remet un nouveau pot de miel à la députée Émilie Bonnivard.


Sur le plan matériel toujours, 2021 est aussi l’année des premiers investissements dans les talkies-walkies, en partenariat avec le festival Décapadiot.
2022 : l’astronomie s’invite dans la vallée
L’association lance un nouveau projet autour de l’astronomie, avec une première soirée d’observation au Corbier, la Nuit des étoiles d’hiver.

Cette même année voit l’installation d’une nouvelle webcam à Saint-Jean-de-Maurienne.



Installation de la webcam de Saint-Jean-de-Maurienne (2022).
En août, c’est Astro Rock : un festival d’une semaine, entre astronomie festive et rock’n’roll, dans la station du Corbier (merci à Marie pour l’affiche).

2022 c’est enfin un mini documentaire sur le glacier de Saint-Sorlin, dans un Maurienne Mag consacré à l’eau.
(Et ce n’est que le début : vingt ans plus tard, on a encore plein d’histoires à raconter.)
Si vous êtes arrivé jusqu’ici, bravo, et merci d’avoir pris le temps de nous lire ! Cette aventure continue de s’écrire chaque semaine, avec vous : venez la vivre de l’intérieur en découvrant la vie associative de #MauriennisezVous.
Rédigé avec MAUZia et les archives de l’association.


